![Exposition « Dans les coulisses de la Fiesta des Suds » Drichos [photographie]](fiesta01.jpg)
![Exposition « Dans les coulisses de la Fiesta des Suds » Drichos [photographie]](fiesta02.jpg)
![Exposition « Dans les coulisses de la Fiesta des Suds » Drichos [photographie]](fiesta03.jpg)
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Dans les coulisses de
la Fiesta des Suds
2008 :
Aluminium sueur et câblage, un concentré de matières brutes
comme le travail intensif de l'équipe de la Fiesta des Suds pendant
10 jours.
On y découvre les points de vue inédits d’un amoureux de la scène
et de la lumière, qui nous en dévoile quelques vues sensibles et
parfois acérées.
De l'humour aussi, et de la douceur dans ces photos qui racontent,
en suspension, une vie, celle du festival.
L’auteur, la démarche....
L’influence du photographe Jan Saudek, tout de suite admise, a servi de moteur à Drichos pour ses recherches, exploitant un mur de sa cave, des corps ou des couleurs
dans un axe parfois similaire à son inspirateur. De même, on trouvera une série où il
imite les studios Harcourt comme un exercice de style pour un éclairagiste qu’il est
toujours.
Le déclenchement est capital dans sa recherche, car les sujets, toujours vivants, et
souvent en portraits serrés, sont surpris dans une expression très intime et parfois
intemporelle. Le développement informatique vient après, et c’est là que Drichos nous
confie ses vérités mystérieuses, mélancoliques, quelquefois ironique ou grinçantes et
souvent franchement pessimistes qui ne sont sans doute pas étrangères à sa relation
intime avec la mort qu’il a déjà croisée plusieurs fois...
Rapidement Drichos a eu besoin de partager son travail. Il ne cherche pas le beau et
encore moins l'académique mais, comme tout artiste, il veut montrer sa façon de voir
le monde, et imposer sa réalité indicible, noire.
Aussi, le site internet (drichos.com) lui permet en même temps de cibler son travail sur
certains thèmes ou traitements, tout en montrant cette vision du monde où les teintes
sont décalées du réel alors que les ombres encrent les sujets dans leur mortalité.
Dans sa vie professionnelle comme dans ses passions, Drichos est un autodidacte.
Dans les métiers du spectacle il commence par placer les chaises pour le public.
Il n’a jamais brulé les étapes et surtout jamais refusé les challenges. Ainsi, de
technicien à régisseur général, il trouve aujourd’hui à exprimer son art dans la
conception d’architectures scéniques, la gestion des volumes par la lumière.
Ses propositions d’espaces ont en commun une fulgurante netteté et un
positionnement sans concessions qui reflètent son caractère.
Du traitement de l’espace par la lumière à la photographie, il n’y a que peu de chemin,
et c’est sans doute la maturité de son regard qui explique son succès, car ce n’est que
très récemment que Drichos, équipé d’un appareil numérique reflex, a tenté ses
premiers déclenchements. Cette discipline s’est ensuite imposée, occupant une place évidente dans sa vie.
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