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Exposition « gO gO gO »

Exposition « gO gO gO »
Chroniques visuelles du festival
> du 23 juin au 7 juillet
Vernissage lundi 25 juin à 18 h

Images contre nature 07
Festival international de vidéo expérimentale - 7e édition
[Une programmation de l'association P'Silo]

Les chroniques du festival servent à le présenter mais ce n’est pas leur seule fonction. Elles doivent provoquer la perception d’une autre dimension, une dimension subspatiale.
Elles se divisent en deux parties, l’une visuelle, l’autre sonore. Toutes deux relatent l’histoire de M. de Maldamour. Cet homme perdu apprend au cours de ses aventures à mesurer la valeur des choses. Dans sa quête d’un avenir meilleur, il croisera de dangereuses situations, souffrira sans fléchir les affres de la tentation et la morsure de l’adversité. M. de Maldamour fait figure de héros moderne, confondu au doute, courrant à sa perte mais revenant de tout. Un trait singulier souligne son caractère : c’est par inadvertance qu’il progresse.
Les chroniques visuelles s’exposent sous forme de tableaux. Les scènes les plus essentielles y sont vigoureusement brossées, comme cette rencontre avec un dragon. Les couleurs vives accentuent la tension d’une composition où la torsion des corps rend l’effroi du face à face. Le traitement très graphique mélange la ligne aux aplats colorés. L’épopée ainsi dessinée rythme l’espace. En son centre, on découvre le festival par le biais de ses bandes-annonces. Extrait après extrait, défilent toutes les images qui font cet événement.
Les chroniques sonores donnent vie et voie au personnage de M. de Maldamour ainsi qu’à toutes les créatures qui l’entourent. On cherche à créer un conte, d’une part en utilisant des musiques de films connues et propres à évoquer toutes sortes de décors, d’ambiances et d’actions, d’autre part en greffant par-dessus l’histoire avec ses dialogues et ses descriptions. La plupart du temps, le ton est extravagant et la morale, une fantaisie. Ces chroniques introduisent une présentation du festival, dates et programmation.

Festival International de Vidéo Expérimentale Images Contre Nature
Du 22 juin au 7 juillet 2007 aux Lices, à
espaceculture, au Filet, au Yup’ik, au Videodrome

Aucune main n’est orientée vers le bas. Elles s’inclinent vers la gauche ou la droite, plus ou moins. Elles suivent le modelé de la pierre, ce qui leur donne un air agité. Un modelé bien senti en direction ascendante. A croire que la pierre où se pose les paumes ouvertes, petits brins d’herbes secoués, forme une masse consentante. Par endroits, elles se détachent. Une à trois couleurs les constituent, main auréolée de rouge, main blanche auréolée de noir, main noire et rouge auréolée de blanc. Il y a, bien sûr, un homme de taille moyenne recroquevillé devant. Il vient de prendre cette position après avoir écarté les bras. Il porte des vêtements de circonstance et semble cependant désœuvré. La chaleur l’accable sans doute. L’endroit est désertique, découpé en sillons abrupts et nus par des géants égarés. Dans leurs creux, de lourdes touffes vertes égayent joliment le paysage.

Tout spectateur que nous sommes se trouvera un jour devant une main de Patagonie.

Le festival propose, de nouveau et pour sa 7ème édition, une programmation internationale de libre facture : des films, de format court et moyen métrage, où l’image prédomine et produit de palpitants phénomènes. La sélection -programmes et vidéothèques- en rend compte. Une preview en donnera un aperçu au rythme de l’electro live act. Féminin 2007 de Mlle Heksenfee. Les sujets traités sont toujours aussi divers. Par contre, les événements du festival ont, cette année, un thème commun : Amour et Politique. En premier lieu, il se matérialise par l’installation Substance Nord, une proposition de "dISTANCE fOCALE" et "360° et même plus". En second, dans Filmer et punir de Pierre Merejkowsky qui fait l’Ouverture, et en troisième, lors de la Clôture, avec les marionnettes de Noli me Tangere, une création de la Cie Intermezzo. Enfin, P’Silo en donnera une version avec Go gO Go, les chroniques visuelles et sonores du festival.
Il s’y questionne la condition d’être humain, non sans humour. Ah, que volent les oiseaux !

Plus d'informations sur le festival : www.p-silo.org / p-silo@p-silo.org


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