Laurence Janner est diplômée d’une maîtrise en Communication et d’une licence d’animation culturelle
et sociale. Elle crée le Badaboum théâtre en 1990. Elle en assure la direction artistique, et propose
chaque saison des créations à destination du jeune public.
Elle a mis en scène de nombreux spectacles notamment : Quichotte (1991), La Poupée Scoubidou (1997),
Fanfan la Tulipe (1998), Moby Dick (1999), Le Petit Chaperon Rouge (2002), Blancheneige (2003), Comment
Wang Fô fut sauvé (2003), Peau d’Ane (2004), La Barbe-Bleue (2005), Le Vilain Petit Canard (2006) et Lulu
Poppop (2006)..
En tant que comédienne, elle ué dans : J’irai sur la montagne (1992) et Hommes femmes escargots (1998)
d’Eva Doumbia. En 1999 et 2000, elle participe à Taxithéâtre avec les spectacles Botho Strauss et Bruegel de Jean-Pierre Ostende. En 2002, dans Penthéliséa d’Anne Pleiss. En 2004, dans Ajax de Louis Dieuzayde. En
2005, elle joue dans Le Petit Chaperon Rouge lors d’une tournée au Japon.
Elle organise aussi des stages de formation à destination des professionnels du spectacle vivant et de l’enseignement
autour de la création jeune public.
Badaboum théâtre
16 quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
tel: 09 52 72 89 28
latchodivano@yahoo.fr |

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Voilà plusieurs années qu’elle séjourne en Roumanie, et rencontre des familles tsiganes, certains d’entre
eux sont devenus ses amis, malgré la difficulté de la langue, ils ont appris à se connaître, se reconnaître
et s’apprécier. Instantanément, ce sont les enfants tsiganes qui ont été intrigués : qu’est-ce que ces
drôles d’étrangers venaient faire aux abords d’un village tsigane? Leur curiosité a fait le reste, ils ont
eu d’emblée confiance en eux et les ont ouverts à leur famille. C’est à l’occasion de ces séjours, dans un
village rom de la Vallée de l’Aries : à Scarisoara, à 1200 m d’altitude, au pied du plus grand glacier
de la Roumanie, que cette amitié est née.
Cet été, ils ont été de nouveau accueillis dans ces petites cabanes de bois, aux couleurs chatoyantes. Ils
ont rencontré des grands-mères qui leur ont transmis les contes qu’elles ont encore en mémoire. Elles ont été filmées, elles adorent cela. Un peu plus tard ils ont été reçus par d’autres « pernani » (grand-mère)
dans un village de la Moldavie roumaine. Ce sont ces histoires, récoltées au fin fond de la Roumanie,
qu’ils veulent offrir à leur tour au travers de spectacles.
Baignée de musiques et d’images bigarrées, Laurence Janner a la forte envie de raconter et de partager
sa fascination pour ce peuple sans pays et sans écriture. Sans pays ? On pourrait plutôt dire que tout
pays est le leur, le temps d’un voyage... Que toute langue est la leur, le temps d’un séjour. Voilà un
premier paradoxe : la plupart des tsiganes ne savent pas écrire, mais parlent tous plusieurs langues, y
compris le rrom qu’aucun gadjé ne connaît... Leur deuxième langue ? La musique, une musique douce
et passionnée, surprenante et identifiable, multiple et particulière, nourrie de toutes les civilisations que
leur longue histoire a traversées.

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