




crédits photos Mathieu Bertholet
|
INTENTION IDEALE
Devenir un errant, changer d’identité, partir sans plus
d’attaches, sans mémoire, oser le vide, s’ouvrir au
monde, à la bonté comme à l’intolérance, aux
intempéries, aux douceurs du vent, aux nouvelles
nécessités, décidées par les yeux, et le coeur, et le
hasard qui est chance, décider du monde qu’il est celui
où le rêve est loi, où la loi s’applique à tous puisque le
rêve est éternel, se battre tant qu’on peut pour
l’immense, pour l’ouvert, avec l’objectif avoué d’y
déposer sa vie…
C’est juste le premier pas qui coûte.
L'exposition :
L’exposition La raison vagabonde réunie une petite trentaine de
photographies noir et blanc, couleur, et traitements croisés,
réalisées entre 1999 et 2008, toutes sur support argentique.
Ces images ont en commun, outre leur auteur, d’avoir été réalisées « en voyage » ; comme si le déplacement, le
mouvement, étaient inséparables, indissociables de la
photographie.
En Indonésie, au Yémen, au Laos, en Thaïlande, ou plus proche
de nous en Espagne et en France, elles sont comme des îlots de
vie au sein d’une seule et même terre faite de montagnes, de
ciels, de mers, d’air et de lumières.
Elles disent que vie et photographie sont portées par le même
rythme, comme un seul et même battement ; autrement dit :éprouver le monde en partageant sa respiration et le traduire en
photographies.
Et toujours reprendre le chemin de l’errance.
Faire du voyage le moteur même de la photographie et trouver
dans ce mouvement perpétuel le temps d’ouvrir les yeux, de voir
le monde et ceux qui l’habitent.
Croire en la force du voyage et re-apprendre à voir le beau, le
doux et parfois le drôle de ce et ceux qui nous entourent.
Enfin, dire à ceux qui, plus tard, regardent ces images, combien le
voyage et la photographie sont une possible définition du
bonheur. Il suffit de le savoir et de s’y adonner.
L'artiste :
Après des études d’audiovisuel, il travaille à partir de 1997 pour le cinéma et
la télévision comme assistant opérateur puis cadreur, aussi bien en fiction
(long-métrage et téléfilm) qu’en documentaire.
C’est cette profession qui lui permet de cultiver son goût du voyage en
Afrique et en Asie essentiellement. Au travers de la photographie, il poursuit« pour lui » le travail entamé avec le cinéma documentaire en prenant le
temps de saisir des instantanés un peu partout où bon lui semble. L’intime, le
quotidien des gens croisés au hasard des tournages et des voyages devient
le sujet central de ses photographies.
En 2001, il monte sa première exposition à Paris, intitulée Notes de voyages
et déjà, dit en images les découvertes, les sensations, les rencontres faites
dans d’autres pays, à la manière d’un écrivain voyageur.
Depuis 2004, il vit à Marseille et continue de travailler pour le cinéma.
Contacts : mathieubertholet@tele2.fr |