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« Esclave du seigneur »
de Hadar Friedlich, avec Maya Eshet
[Israël, 2002, V.O.S.T., 50’]

Mardi 19 octobre, 20 h
Avignon
Cinéma Utopia
• Le film : Esclave
du Seigneur [V.O.S.T.], 2002
• Les invités :
Hadar Friedlich, réalisatrice
du film Vincent Borel, écrivain,
auteur de Mille regrets, Sabine
Wespieser, éditrice
Présenté par la librairie La
Mémoire du monde
Mercredi 20 octobre
Aix-en-Provence
18 h 30 Librairie Harmonia
Mundi, rencontre avec Gilles Dorival
& Bruno Etienne
20 h Cinéma le Mazarin
• Le film : Esclave
du seigneur [V.O.S.T.], 2002
• L’invitée :
Hadar Friedlich, réalisatrice
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« Esclave du seigneur » -
Photo DR |

Une communauté juive orthodoxe
aujourd’hui en Israël. Tandis que la Pâque approche,
la jeune Tamar se prépare à faire sa Bat-Mitzva. Elle
s’efforce de suivre les préceptes à la lettre,
mais acquiert peu à peu la conviction qu’elle est impure.
Ce sentiment se transforme bientôt en un véritable
délire obsessionnel : elle se lave sans arrêt les mains,
nettoie tout ce qu’elle touche, tandis qu’une voix intérieure
lui souffle sans cesse qu’elle est en état de péché.
Une communauté juive orthodoxe aujourd’hui
en Israël. Tandis que la Pâque approche, la jeune Tamar
se prépare à faire sa Bat-Mitzva. Elle s’efforce
de suivre les préceptes à la lettre, mais acquiert
peu à peu la conviction qu’elle est impure. Ce sentiment
se transforme bientôt en un véritable délire
obsessionnel : elle se lave sans arrêt les mains, nettoie
tout ce qu’elle touche, tandis qu’une voix intérieure
lui souffle sans cesse qu’elle est en état de péché.
La réalisatrice de ce moyen-métrage, Hadar Friedlich
est actuellement considérée comme un des talents les
plus prometteurs du cinéma hébreu. Son film de fin
d’études Grief a remporté
plusieurs prix dans les festivals internationaux. Esclave
du seigneur a, quant à lui, été sélectionné
à la Quinzaine des réalisateurs en 2003 à Cannes.
De son film, elle dit : Je voulais raconter
l’histoire d’une adolescente qui grandit dans un environnement
religieux très strict et très conservateur. Tamar
est élevée dans la crainte de Dieu et des châtiments
dont Il frappe les impies… Elle pratique jusqu’à
l’obsession les gestes rituels. Mais en dépit de ses
efforts, elle se sent toujours impure et redoute que cela ne retombe
sur ses proches. A travers cette histoire, j’essaie de montrer
le danger qu’il y a à baser l’éducation
religieuse sur l’intimidation et le sentiment de culpabilité.
J’essaie de montrer ce qui se passe quand on s’éloigne
de l’essence même de la foi pour coller uniquement aux
cérémonials et aux rituels. En obéissant aux
règles sans réfléchir à leur signification,
on devient alors un esclave.
Hadar Friedlich viendra tout exprès d’Israël pour
présenter son film à Avignon et Aix dans le cadre
de ces 11emes Rencontres. Dans les deux cas, cette projection sera
précédée d’une rencontre littéraire,
avec Vincent Borel à Avignon [cf p. 6], Gilles Dorival et
Bruno Etienne à Aix.
(Avec le soutien du Consulat Général d'Israël
à Marseille).
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« Viridiana »
de Luis Buñuel, avec
Silvia Pinal, Francisco Rabal, Fernando Rey. Palme d’or
à Cannes, 1961
[Espagne, 1961, V.O.S.T., 1 h 30]

« Viridiana » - Photo DR
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Mardi 19
octobre, 20 h 30
Fos-sur-Mer
Cinéma L’Odyssée
• Le film : Viridiana
[V.O.S.T.],1961
• L’invité :
Charles Tesson, critique &
essayiste
En collaboration avec la librairie L’Alinéa
[Martigues] |

Avant de prendre le voile, la
sage et pieuse Viridiana doit rendre une dernière visite
à son oncle Don Jaime, qu’elle n’a plus vu depuis
l’enfance et qui est veuf. Celui-ci reconnaît en Viridiana
le portrait exact de sa femme décédée. Il imagine
un odieux stratagème pour forcer la jeune fille à
l’épouser. Pris de remords, il se pend le lendemain
des noces.
Viridiana décide alors de vouer sa vie aux pauvres et installe
un groupe de mendiants dans la propriété, ce qui ne
plaît pas du tout à Jorge, le fils naturel de Don Jaime
et co-héritier du domaine.
Un soir que Viridiana et Jorge sont tous les deux absents, les gueux
s’enivrent et se livrent à une orgie grandiose, parodie
canaille de « La Cène » de Léonard de
Vinci.
Perturbée et dépitée, Viridiana tombe dans
les bras de Jorge qui avait déjà séduit la
servante.
Ils vivront désormais à trois…
Buñuel a tourné le film en Espagne,
en 1961, après un exil de plus de 20 ans. Dès sa présentation
à Cannes, où il a obtenu la Palme d’Or, le scandale
a été énorme. La presse conservatrice se déchaîna
:
Complexé, obsédé
par certains thèmes qu’il souille par une sorte d’amour
perverti, Buñuel me sembledevoir être confié
aux mains des psychiatres, pouvait-on lire dans le «
Journal de Lausanne », tandis que « l’Osservatore
romano », l’organe du Vatican, qualifiait le film de
sacrilège et blasphématoire.
Le cinéaste, alors âgé de 61 ans, répondit
malicieusement : Je n’ai pas cherché
à blasphémer, mais bien sûr le pape en sait
plus que moi là-dessus. Le hasard m’a amené
à montrer des images impies. Si j’avais des idées
pies, peut-être les exprimerais-je aussi.
Quarante ans après, Viridiana
n’a rien perdu de sa puissance sarcastique et de son potentiel
de révolte. Cet indélébile chef-d’œuvre
sera présenté à Fos par Charles Tesson, ancien
rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma et auteur
d’un Luis Buñuel paru
en 1995.
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