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« L’Origine du christianisme »
10e épisode « Le Véritable
Israël » de la série documentaire réalisée
pour ARTE par Jérôme Prieur
& Gérard Mordillat [2003]
Jérôme Prieur & Gérard
Mordillat |
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Jeudi 21 octobre à 20 h
Marseille
Cinéma Les Variétés
• Le film : 10
e épisode de la série documentaire «
L’Origine du christianisme », 2003
• Les invités :
Jérôme Prieur & Gérard
Mordillat, auteurs de Jesus
après Jésus, [Seuil, 2004]
En collaboration avec la librairie Saint-Paul

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Dès le début des années 90, Jérôme
Prieur et Gérard Mordillat entament une fructueuse collaboration
cinématographique. Mais c’est en 1997 qu’elle
prend un tour particulier. Ces deux athées de gauche sont
amenés à entreprendre une série télévisée,
Corpus Christi, qui analyse, avec
l’aide de chercheurs éminents, les six versets concernant
la Passion du Christ dans l’Evangile
selon Saint-Jean. Ils inaugurent ainsi, à la télévision
française, une histoire laïque
du fait religieux. Ils récidivent
avec enthousiasme sept ans plus tard avec une série en dix
épisodes sur l’origine du christianisme.
Prieur et Mordillat sont en effet convaincus que l’étude
du fait religieux et, corollairement, l’enseignement de l’histoire
des religions, constituent aujourd’hui un des moyens les plus
efficaces pour combattre les intégrismes. Pour les deux réalisateurs,
retourner aux textes fondateurs, les lire, les analyser, c’est
inévitablement constater leur filiation, la dette qu’ils
ont les uns envers les autres. Et c’est précisément
le travail qu’ils ont effectué, avec le concours de
23 chercheurs de haut niveau, pour L’Origine
du christianisme. L’hypothèse
à laquelle ils sont arrivés ? Jésus est né,
a vécu et est mort juif. Il n’a pas « fondé
» l’Eglise. Le christianisme n’a été,
jusqu’à la fin du premier siècle, qu’un
courant du judaïsme, avant de devenir une religion nouvelle
qui s’en sépare et s’y oppose.
La diffusion de la série en avril dernier, parallèlement
à la publication de leur essai, Jésus
après Jésus, a provoqué un débat
d’autant plus vif qu’il intervient dans un contexte
où les trois monothéismes connaissent, de façon
plus ou moins forte, la tentation du dogmatisme, quand ce n’est
pas du fondamentalisme. D’un côté prêtres,
pasteurs, rabbins et imams revendiquent pour eux seuls l’histoire
des religions.
De l’autre les athées refusent souvent d’aborder
le sujet. Outre que le travail de Prieur et Mordillat est intellectuellement
stimulant et ouvre sur un abîme de réflexions plus
que sur des certitudes, il contribue à poser le débat
autrement. A l’occasion de leur venue à Marseille,
ils ont souhaité que soit projeté le dernier épisode
de la série, celui où l’Eglise, tout en reconnaissant
son origine juive, se proclame « Verus Israel », «
vrai peuple élu »...
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