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Entre sacré et profane, la musique voyage..."
UNE TRAVERSÉE DE QUINZE SIÈCLES
DANS L’ORIENT MUSICAL CHANTS DES PREMIERS CHRÉTIENS
D’ORIENT INTERPRÉTÉS PAR LA LIBANAISE GHADA
SHBEIR, PIÈCES RÉCENTES DU COMPOSITEUR GREC
ALEXANDROS MARKEAS : LE CONCERT EN
L’ÉGLISE SAINT-CHARLES SERA RICHE EN DÉCOUVERTES.

Ghada Shbeir - Photo DR |
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Vendredi 22 octobre, 20 h 30
Marseille
Eglise Saint-Charles
• Ghada
Shbeir
• Œuvres pour alto et violoncelle
d’Alexandros
Markeas
En collaboration
avec Art moderne et Ars Nova

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Lorsque espaceculture
contacte Catherine Peillon, directrice
du label discographique l’Empreinte
digitale, pour organiser un éventuel concert à
l’occasion des 11es Rencontres, celle-ci pense aussitôt
à Ghada
Shbeir. Cette grande chanteuse libanaise s’est en effet
spécialisée dans le chant syriaque, le chant de la
première église chrétienne d’Orient,
parvenu jusqu’à nous d’aussi loin que le IVe
siècle. Ghada est demandée
un peu partout dans le monde, mais elle s’est très
rarement produite en France. La thématique de ces Rencontres
était une occasion unique de la faire venir, explique
la productrice.
Non seulement cette musique est d’une beauté renversante,
et Ghada une chanteuse exceptionnelle, mais elle possède
sur scène une présence vraiment magnétique.
Au cours de cette soirée, la chanteuse alternera ces chants
sacrés des premiers âges avec un répertoire
profane, byzantin et maronite, en arabe, et sera accompagnée
de Imad Morkos au qânûn,
instrument de partage dans tout le Moyen-Orient.
Le concert se terminera par la prestation de l’altiste
Alain Tresallet et de la violoncelliste
Isabelle
Veyrier, tous deux membres de l’ensemble Ars
Nova. Ils interprèteront une pièce d’Alexandros
Markeas. Installé en France depuis les années
80, ce compositeur grec s’est, pour l’essentiel, consacré
à la musique contemporaine.
Depuis peu, il a éprouvé le besoin de revenir vers
son passé sonore et a composé Dimotika,
à partir de chansons populaires d’Asie mineure dont
sa famille était originaire. Poursuivant dans cet affleurement
de la musique traditionnelle au cœur de la musique savante,
il a également composé Cinq
souvenirs involontaires, duo en cinq mouvements pour alto
et violoncelle qui sera joué, en sa présence, le soir
du concert.
C’est donc une traversée
musicale de plus de quinze siècles que l’on fera en
l’église Saint-Charles. |
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Diego El Cigala - Photo DR |
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EL REY DIEGO
EL CIGALA POUR CONCLURE LES 11ES
RENCONTRES, QUOI DE MIEUX QU’UN CONCERT DU CHARISMATIQUE
CANTAOR FLAMENCO À LA FIESTA DES SUDS ?

Samedi 23 octobre,
20 h
Marseille
Dock des Suds
• Diego
El Cigala
Une production Fiesta des Suds [Latinissimo]

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Il n’y
a que l’état civil qui le connaisse sous le nom de
Diego Jimenez Salazar. Pour le reste du monde, il est El
Cigala, c’est à dire la
squille, la cigale de mer. Un surnom dont il a hérité
très jeune, en raison de sa manie de perpétuellement
gigoter. Le grand Camaròn de la Isla, qui l’avait pris
en sympathie alors qu’il n’avait que 16 ans l’appelait,
lui, Dieguito, tout simplement. On dit aujourd’hui qu’El
Cigala pourrait être son successeur. Avec son physique
de Christ, son charisme naturel et sa voix exceptionnelle, il est
en tous cas un des cantaors les plus célébrés
du moment.
El Cigala est né il y a un
peu plus de 35 ans, à Madrid dans le Rastro, le quartier
gitan. Gitan, il l’est jusqu’au bout des ongles. Il
ne sait pas lire la musique, mais il a le « duende »,
la grâce. Et aussi les gènes : il est issu d’une
double lignée de musiciens, de Salamanque par sa mère,
de Cordoue par son père, et son oncle n’était
autre que le grand chanteur Rafael Farina. Lui a travaillé
avec les plus grands : Camaròn, Tomatito, Gerardo Nuñez.
Le disque qu’il a enregistré en public, en 2001, au
Teatro Real de Madrid en compagnie du guitariste Niño Josele
en a fait une étoile reconnue de la planète flamenca.
Il a encore élargi son public en gravant récemment
un album avec l’octogénaire Bebo Valdés, pianiste
hors pair et figure cardinale de la musique cubaine.
Pour un cantaor gitan, cette démarche
est tout à fait exceptionnelle, explique son agent
Daniela Lazary. On peut même dire
qu’il est le seul. Il ne s’intéresse pas à
la fusion par effet de mode, mais parce qu’il est émerveillé
par ces vieux latinos et qu’il veut partager des choses avec
eux. Tout en étant ancré dans la tradition, c’est
quelqu’un de profondément original. Ce sera
cependant avec un groupe flamenco classique qu’El Cigala se
produira à Marseille. Un concert en collaboration avec la
Fiesta des suds et qui devrait être « habité
».
Dernier
album :
Lágrimas negras [Calle 54 records, BMG].
Ce concert est donné dans
le cadre de la Fiesta des Suds 2004,
lors d’un grand bal bigarré
« Dansez sur moi ! » ou se croiseront aussi sur
scène, Ray Barretto et son big band [salsa / USA], qui fêtera
son 50ème anniversaire à Marseille & Gustavo Cancedo
Septeto [tango / Espagne].
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