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Les soirées "Sous le signe..."
Soirées « Cinéma
& littérature »
> Projection du film
« Poniente » et rencontre avec le photographe Jacques
Windenberger
> Projection du film « Les lundis
au soleil »

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LE
REGARD DE JACQUES WINDENBERGER

Photo Jacques Windenberger, extrait
de l'ouvrage « Est-ce ainsi que les gens vivent ? »,
Editions Parenthèses
Né à Bourg-en-Bresse en 1935,
depuis longtemps installé dans la région, Jacques
Windenberger est actuellement un des photographes les plus
pertinents de l’école documentaire. Il témoigne
du monde du travail et de la vie quotidienne ; une approche
résolument humaniste qui place l’être vivant
au centre de toutes les évolutions, urbanistiques,
sociales, professionnelles ou familiales.
Avec Est-ce ainsi que les gens
vivent ?, qu’il viendra lui-même présenter
à Avignon, il signe une chronique photographique qui
apparaît comme un véritable documentaire social.
Les 410 clichés qui composent cet ouvrage relatent
des instants de vie tout au long d’une période
allant de 1969 à 2002. Portraits de mondes disparus,
mutations saisies sur le vif : Jacques Windenberger «
fixe » ces intenses bouleversements, capte aussi les
fractures, les désespoirs, les cris qui les accompagnent.
Et il n’a garde d’oublier les preuves de fraternité
qui éclairent le cours du temps. Croisées avec
les propos de Jean Domenichino, Jean-Marie Guillon, Maurice
Parodi, Bernard Picon ou Émile Temime, éminents
historiens, sociologues et économistes, ses images
restituent ici une société en actes et une mémoire
collective.

Jeudi 3 novembre à
20 h
Avignon
Cinéma Utopia
• Le film : Poniente
de Chuz Gutierrez, 2002
• Les invités :
•
Jacques Windenberger pour
Est-ce ainsi que les
gens vivent ?
[éd. Parenthèses],
• Valérie
Chenine [journaliste],
• Ada
Giusti
En collaboration avec la librairie
La Mémoire du monde.
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« PONIENTE
»
Dans le sud de l’Espagne, une zone de 35000 hectares,
le Poniente, abrite la plus grande concentration mondiale
de productions sous serres. Une mer de plastique qui alimente
en fruits et légumes l’Europe entière.
Cette agriculture industrielle a apporté richesse
et prospérité à une région autrefois
misérable.
C’est pourquoi bien peu d’autochtones en dénoncent
les terrifiants abus : aberrations écologiques et,
pire encore, quasi esclavage. Une importante main-d’œuvre
est en effet nécessaire au fonctionnement de ces
serres. Avec ou sans papiers, saisonniers ou permanents,
venus pour la plupart du Maghreb et d’Afrique Noire,
ces ouvriers agricoles sont taillables et corvéables
à merci, honteusement sous-payés et logés,
en apartheid complet avec la population locale.
En février 2000, à El Ejido, un déséquilibré
marocain poignarde une jeune fille en pleine rue. Ce fait
divers fut le point de départ de quatre jours de
ratonnades fortement orchestrées, dont la violence
et l’impunité ont défrayé la
chronique.
Deux ans après les faits, la réalisatrice
Chuz Gutierrez a voulu faire un film sur cette situation.
Elle a toutefois préféré la fiction
pour avoir toute liberté d’imaginer de beaux
personnages comme celui de Lucia, enseignante qui retourne
sur le domaine agricole à la mort de son père,
et se retrouve face au monde fermé, raciste et machiste
qu’elle avait fui des années plus tôt.
Poniente, film poignant et courageux, a été
sélectionné au Festival de Venise 2002 et
primé à Guadalajara.
La projection sera suivie de la diffusion d’un reportage
de 8 minutes, Dans l’enfer
des serres, réalisé il y a quelques
semaines à peine dans le Poniente par Valérie
Chenine et Guy Battini pour France 3 - Méditerrranée.
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« LES LUNDIS
AU SOLEIL »
Santa est quelqu’un
qui veut avant tout sauvegarder son identité dit le
charismatique comédien Javier Bardem à propos du personnage
qu’il incarne dans Les Lundis
au soleil. Je crois que le propos du film est là : le travail
est nécessaire pour manger et survivre, mais aussi pour se
donner une identité, une place dans le monde. Réalisé
après plusieurs mois d’enquête, Les
Lundis au soleil illustre parfaitement les problèmes
sociaux, mais surtout les déchirements humains qu’engendrent
aujourd’hui, chez les plus modestes, les restructurations
et autres délocalisations des entreprises.
Le film est le portrait sensible d’un groupe d’hommes
désœuvrés après la fermeture d’un
grand chantier naval de Galice. Chaque lundi, ils prennent le bac
qui les mène à la ville. Chaque semaine, ils se préparent
à chercher ce travail qui sans cesse leur échappe.
Mentir sur son âge, dissimuler ses angoisses pendant les entretiens
d’embauche, taire ses révoltes : il faut sauver les
apparences coûte que coûte, trouver des dérivatifs.
Pour tous, Santa constitue un repère : pour lui, avec lui,
les combats ne cessent jamais et la dignité ne se négocie
pas.
Grand prix du Festival de San Sebastian 2002, sélectionné
pour représenter l’Espagne aux Oscars,
Les Lundis au soleil consacre pleinement le talent de Fernan
Leon de Aranoa. En racontant ce qui
arrive à ces hommes, le film devient nécessairement
une dénonciation, précise- t-il. Mais
qu’il soit clair que je n’apporte aucun discours ou
idéologie. J’essaie juste de refléter la vie
de gens qui vivent dans leur chair les problèmes découlant
des politiques sociales de ce pays.
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Mardi 8 novembre, 21 h
Digne
Centre culturel René Char
• Le film :
Les Lundis au soleil
de Fernando Leon de Aranoa, 2002 ,
inédit à Digne. |

réalisation : Laurence Fillon
[espaceculture] / visuel
original : George René / Textes : Jeanne Baumberger
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